lundi 14 janvier 2008

Into The Wild




Envie de tracer la route jusqu'à la Chine au moins, en passant par Berlin, Saint-Petersbourg, la Sibérie et l'Inde. Avec une voiture, un appareil photo, un ordi, un cahier, et le don de parler aux gens et de taper la discut à tous les gens sur mon chemin.
Ce serait différent des voyages parentaux, translation au bout du monde, mais sans quitter leur cage de billets verts. Peut-être que je suis trop sévère et que c'est juste une excuse parce que je ne sais pas parler aux gens... alors que j'aimerais tant !
Alors, jusqu'en Asie, de l'Atlantique au Pacifique, quelqu'un m'accompagne? Et ptet au-delà, si la voiture peut passer l'Océan.
Il s'agit toujours de gagner ce que je n'ai pas, pour atteindre des limites qui ne sont pas les miennes...

jeudi 10 janvier 2008

I've a problem : I'm out of drug!

vendredi 4 janvier 2008



if life was this way

dimanche 16 décembre 2007

m-e-d-i-a

C'est comme un reportage au 20h qui constate que les médias sont de plus en plus alarmistes en montrant une sélection des images les plus choquantes de moment si vite qu'on a du mal à les démeler.
J'ai un peu peur. Comme si on était au dessus de la vague et que tout allait nous tomber dessus en même temps. Enfin, sur les autres, parce que moi, quoiqu'il arrive, ça devrait aller.

Le pays le plus puissant du monde est gouverné par un idiot.
La France est en perte de vitesse, de puissance, de culture, de tout, et on n'a toujours pas d'Europe.
Il y a des gens dans les rues, des gens dans la précarité, ce mot absurde qui ne signifie rien, des gens qui souffrent, qui manquent de choses simples, un toit, du chauffage, à manger, du travail, et toute l'élite de la nation, tous les grands coeurs du pays n'arrivent pas à les leur donner.
Tous les étés, les Royaumes du Nord perdent en moyenne 63 000 km de superficie, et cet été, ils en ont perdu 1 700 000 km. Comme c'est un cercle vicieux (moins il y a de glace, plus ça chauffe), je pense qu'on a atteint le point de non retour du réchauffement climatique, le moment où la machine s'emballe, vous savez, dans les sinusoidales en physique : on passe d'un état d'équilibre à l'autre si l'on réussit à dépasser un certain seuil. Adieu, Blangladesh.
Enfin, la crise qui s'attaque à l'économie... Ils la comparent à la crise de 1929. Il paraît qu'ils comparent toutes les crises à 29. Vous vous souvenez, les longues files de silouhettes grises qui font la queue pour la soupe, dans vos livres d'histoire...
Tous ces gens, les réfugiés climatiques et les "personnes qui tombent dans la précarité", ils vont faire comment?

Alors, voilà, ce soir, j'ai un peu peur, je suis un peu pessimiste. Mais on a attendu très longtemps la troisième guerre mondiale et on continuera surement de l'attendre...

vendredi 30 novembre 2007

Je suis trop fatiguée, il ne faut pas écouter ce que je dis.


Quand j'étais petit, vers 8 - 9 ans peut-être, une de mes craintes, précise et récurrente, c'était de me réveiller un matin, de me rendre compte que j'avais 5 ans, que j'avais rêvé ma vie et que tout était à recommencer.
Mais j'avais tort d'avoir peur de cela, ce qu'on a fait, on peut le refaire. J'ai 5 ans, je rentre en 6e, et je ne sais pas écrire.

Il y a le maquillage et la théorie de l'attachement.

Qui s'accélère comme la valse.
La valse à mille temps.
Et puis, le silence se fait dans un bruit de détonation. Le calme reflux de l'Océan.
Quelque part, dans Paris. Il y a les quais de Seine, le soleil, la rivière de diamants et - il y a des moments où j'ai envie d'écrire


qu'il n'y a pas de réponses, qu'il n'y a que des moments où il n'y a plus de questions



je sais depuis déjà que l'on meurt de hasard
en allongeant le pas

mercredi 21 novembre 2007

éMue

Aujourd'hui, j'ai eu mon premier cours de médecine.

Avec un vrai prof, avec un vrai médecin, avec un vrai humain, tout à la fois. Qui ouvre des perspectives. Des boulevards même. La complexicité, les difficultés, l'intêret de la médecine.
Il paraît qu'il faut aimer les maladies, et aimer encore plus les malades, pour être clinicien. Il paraît plein de choses magiques. Lui, il avait pas le nez collé sur le microscope, glué sur les articles médicaux, sur les noms barbares...

"Médecine : Science des maladies
Arts de malades
peu de personnes peuvent se targuer d'être les deux à la fois, artistes et scientifiques."

Il nous a parlé de relation médecin malade, mais avec des vrais mots, des mots français, des mots qui ont du sens, du pouvoir.
Il nous as dit que seuls les soignants et les bourreaux utilisaient le terme "patient" pour parler de leurs clients.

L'amphi était bourré, et les gens on applaudi. Il a finit 30minutes en retard, mais jcrois que personne s'en ait rendu compte.



J'ai eu mon premier cours de médecine ^v^

dimanche 18 novembre 2007

Rue89 : Sa Majesté met la main sur la presse. Je suis sur le cul, je comprends pas comment on en arrive là. Vous qui avez le nez dans l'histoire, les révolutions, républiques et démocratie, les rapports de force... j'aimerais bien être papa, pour avoir des explications, des opinions et des prévisions justes sur ces problèmes. Je lui demanderais. Cela me donne envie d'étudier l'histoire et tout, mais je sais que ça m'interesse pas assez. Jfinirais ptet par me connaître.

Sinon, je vais bien. Lustucru.
Je ne travaille pas, et ça devient embêtant.
Tralala.
Sarko. (grosse grimace dégoutée)


:)

samedi 10 novembre 2007

Comme elle a fait des progrès, la petite fille de 7 ans qui hurlait tapait du pied et se roulait par terre dans la cuisine de Fontenays, la gamine de 4e qui prenait la mouche et partait en boudant, blessée, et qui ralait des heures entières parce qu'elle se trouvait en voyage avec ses parents... Sans réussir, comme Pierre, à obtenir ce que je veux tout en étant agréable à tout le monde, j'ai pu inverser la situation et laisser ma mère, trépignante et impuissante devant le fait accompli : je ne pars pas à San Francisco avec eux.
Et pourtant parfois, absurde et ridicule, surgit la gamine énervée...
Dans les deux sens? non, dans mon sens, pour repayer toutes ces choses que tu ne soupçonnes pas, dans mon sens, pour ne pas être celle qui souffre, dans mon sens, froidement et cruellement, dans mon sens, pour être la plus forte.
J'ai tort, je le sais, et je m'en fous.

mardi 9 octobre 2007

aZote

Si je me lève, je vois la tour eiffel qui pétille sous la pluie, le nez dans le brouillard. J'ai internet, dans ma piaule. Et une casserole orange, un couteau vert pomme, une collection de colliers qui me fait moi-même rêver ... et ce soir, j'ai le moral dans les chaussettes. Chaussettes douloureuses par ailleurs et pour d'autres raisons. J'entends la pluie sur le toit, comme à Fontenay, quand je dormais dans le grenier.
Croyez vous aux réponses?
Je suis encore perdue. A croire que je ne retrouverais plus jamais le nord. L'ouest plutôt.
Cernée de questions ; je n'aime pas mes attitudes.
J'ai envie de prendre le train.
Quelle est la plus importante, la souffrance physique ou moral? Est-ce qu'on peut vraiment faire quelque chose pour la souffrance morale?

...

...
n'est ce pas?

mercredi 19 septembre 2007

6H15

6H15. Vous dormez tous encore, profondément, comme des anges. Ou des enfants. Il fait froid. J'ai déjà enfourché mon vélo. Drôle de Paris. Le ciel est noir, mais on ne croit pas à l'existance d'étoiles. La lumière est éteinte dans le parc de jeu, comme chez Gibert. On n'a laissé allumé que les loupiotes des sorties de secours.
C'est le monde de la nuit. Les clodos sont là, debout, ils discutent devant le luxembourg. De jour, ils sont toujours assis ou allongés. Silencieux.
C'est le monde des éboueurs, des livreurs et des boulangers. Les odeurs portent.
On a éteint la lumière, et Paris est déserté. J'ai croisé, de chez moi à Saint Michel, en passant par le boulevard, une voiture et un bus. 4 ou5 camions à l'arrêt. Quelques personnes dans le bus, sur le quai du metro. Surtout des hommes. Les yeux grands ouverts, fixes. Sans expression. Et un passant frileux, qui marchait à grand pas.
6H15. Vous dormez comme des anges, dans la chaleur de vos couettes. Le vent gicle, racle la gorge sous un ciel sans étoile.