faahaaac
On est habitué maintenant, à ne plus voir Lucile, à ne plus croiser Alex à la sortie de chaque salle de cours, à ne plus retrouver ish dans la queue de la cantine. On est habitué au tumulte des amphis, on a quelques réflexes, on est un peu moins paumé, un peu moins effrayé... On n'était pas sûr de vouloir, mais bon, on a grandis, ça nous ferait bizarre de retrouver les profs qui nous prennent par la main et qui nous donnent les méthodes pour y arriver, on se sentirait petit et con, on aimerait pas vraiment...
Aperçu de la grande cour inondée de soleil, de l'atmosphère de llg...
C'est faux n'est ce pas... je retournerais volontier m'asseoir sur les bancs, avec tout le monde, tout mon monde à portée de main, se sentir chez soi exactement... Enfin, voilà, je m'approprie tant bien que mal cette fac trop grande et trop bruyante, trop pleine et trop sombre, tout ça pour dire que je me retrouve le soir, les oreilles écorchées par le bruit incessant, dégoûtée de remuer ces noms et ces lettres que je ne comprends pas (glutaraldégyde et tétroxyde d'osmium, pelvis parisien, diffusivité et pression...) et le coeur un peu serré toujours.
Tout ça pour dire...
Ces vacances qui approchent et que je regarde venir, fascinée, même si elles ne me concernent pas, la routine qui s'installe, l'étrange Noël que je vais passer et comme la musique douce, le folle espoir que cela soit la seule année...
Je dois fatiguée, je sens le ressort faiblir...
Imidazole et bon Vendredi 13 !



