vendredi 13 octobre 2006

faahaaac

4 semaines déjà. Si vite, et si vite le concours, il ne faudra pas louper le train.
On est habitué maintenant, à ne plus voir Lucile, à ne plus croiser Alex à la sortie de chaque salle de cours, à ne plus retrouver ish dans la queue de la cantine. On est habitué au tumulte des amphis, on a quelques réflexes, on est un peu moins paumé, un peu moins effrayé... On n'était pas sûr de vouloir, mais bon, on a grandis, ça nous ferait bizarre de retrouver les profs qui nous prennent par la main et qui nous donnent les méthodes pour y arriver, on se sentirait petit et con, on aimerait pas vraiment...
Aperçu de la grande cour inondée de soleil, de l'atmosphère de llg...
C'est faux n'est ce pas... je retournerais volontier m'asseoir sur les bancs, avec tout le monde, tout mon monde à portée de main, se sentir chez soi exactement... Enfin, voilà, je m'approprie tant bien que mal cette fac trop grande et trop bruyante, trop pleine et trop sombre, tout ça pour dire que je me retrouve le soir, les oreilles écorchées par le bruit incessant, dégoûtée de remuer ces noms et ces lettres que je ne comprends pas (glutaraldégyde et tétroxyde d'osmium, pelvis parisien, diffusivité et pression...) et le coeur un peu serré toujours.
Tout ça pour dire...
Ces vacances qui approchent et que je regarde venir, fascinée, même si elles ne me concernent pas, la routine qui s'installe, l'étrange Noël que je vais passer et comme la musique douce, le folle espoir que cela soit la seule année...
Je dois fatiguée, je sens le ressort faiblir...


Glutaraldéhyde et acétone,
Imidazole et bon Vendredi 13 !


Oh, et s'il vous plait, arrêter les KHagneries, enlevez les kh, jme sens exclue... j'ai pas une âme de khagneuse, et j'en veux pas, j'en veux pas, pour une fois que jme demande pas pourquoi jsuis là...

dimanche 8 octobre 2006

friend is a four letters word....

Jpensais pas que la maison en serait chamboulée comme ça.
Orgies - la semaine dernière, dégoût de l'âme devant cet étalage fétide de souffrance, de douleur et de chagrin, devant cette moisissure conservée - et la croûte rose, dorée du Mondor qui m'appelait à l'autre bout de la table - la semaine dernière, panel de sensations nouvelles et surtout, cette arnaque immense, en bon quack doctor, arnaque de ces larmes que je versais sur mon petit moi - et cette pensée puissante "A quoi bon être médecin si on ne peut pas empêcher une gamine de treize ans de mourir d'un arrêt cardiaque, à quoi bon être psychanaliste devant tant de souffrance?" - et toutes ces phrases lachées innocemment, qui m'ont fait l'effet de giffles ou de coups de poing dans le ventre - pourquoi ils m'ont fait craqué? - cette grande arnaque - ils étaient satisfaits, j'ai payé mon tribut de larmes à leur souffrance - et Pierre, mon Pierre, qui ne sait pas reprendre pied, qu'est ce donc qui lui a fait si mal? Je ne les comprends pas du tout, tous, mais pour Pierre j'aimerais comprendre
Et friend is a four letter word - juste une chanson - tant de chamboulement pour ces mots à cinq lettres, Clara, death, ces mots... Ils me semblent vide de sens, peu puissant, et pourtant ils ont déclanché une spirale - Tourbilloner avec Toi et s'enfuir ensuite dans les voiles de couleurs?
Et hier encore - folie des grandeurs de maman - quelques pas chancelants dans l'appartement, des grands plats de raisins superbes, gonflées de jus - le ventre de Paris - des glaces fondues et des verres vides sur la table, au milieu d'un cimetière de serviettes froissées, des gerbes de fleurs, à la cuisine, des immenses plats de patés à peine entamés, des saladiers de légumes cuits à moitié vides, spectres des orgies romaines et de l'ennui des cours de latins - et là-bas, tassé dans un coin du salon, quelques adultes et mes frères discutant encore, debout, à 1h du matin - et quelques minutes plus tard, le son du piano, à 1h du matin oui, qui laisse échapper ses notes jusqu'à ma chambre - et dans ma tête, Papa toujours si fier, qui pousse Nathan à jouer, à s'afficher, Nathan qui s'exécute quel que soit l'heure pour recevoir l'approbation général... et papa au piano, ça donnerait quoi?
Friend is a four lettre word et cela me hante encore, Maman qui sort les photos pour montrer comme on était mimi, le portrait de Clara apparu au milieu du salon, un poème sur l'eau pétillante et cette débauche de nourriture le soir - non je ne les comprend pas. Je ne comprend pas et tout change et chamboule - étrange... - je devrais travailler, jusqu'à tituber vers mon lit - plus de pensées, plus de scrapula, rien que de la physique - mais voilà, je n'y arrive pas.

Juste besoin de parler, pour espérer que le magnétophone s'éteigne dans ma tête - oh, un mot, je veux bien...

jeudi 28 septembre 2006

Pic


Parce que j'ai la flemme des mots.


Avignon 2006


De vielles photos

désordre des affiches et de la fac, mais ça n'a pas la même ambiance, et je ne sais pas quoi penser - peur d'un jugement hâtif - ?

ces joues sales qui me hantent, ses grands yeux noirs et cette autre enfant qui se meurt, aussi.

dimanche 17 septembre 2006

(des)souterrée

Sur un ton joyeux, enjoué - qu'est ce donc qu'on enterre? des trésors, pour les protéger. des gens, aussi, mais il y a Kill Bill pour le gommage ensuite. on enterre sa vie de garçon, de jeunes filles (allez, plus que ... 275348 bises ! - non, je ne vais pas encore me marier). On s'enterre dans un trou perdu. On se terre. On se pomme, on se bigmac, et oui, la terre est au centre du monde.
Everybody hurts - saloperie de shuffle - saloperie de chanson.
Ce que je veux dire au juste, je ne sais pas. d'accord, je m'enterre. je me terre. d'accord, je l'aurais, ce concours. d'accord, j'arrête. d'accord. Je veux bien faire tout les sacrifices, mais pas celui là. pas celui là.
Vous, toi, vous, je vous garde. j'échange toutes mes heures d'ordi, mes lectures et la vie, j'échange mon sommeil et mon chat si il le faut, mais JE VOUS GARDE.
Ce n'est pas tant que j'ai peur de vous perdre, non, j'ai peur de vous voir vous éloigner. de perdre cette complicité, cette amitié peu à peu, insidieusement. par lambeau. me rendre compte que voilà. Il n'y a plus que des corps et des voix, réconfortantes, certes, mais insuffisantes, à la place des amis.
Je m'enterre, d'accord.
C'est que je hurle à l'interieur et que je ne sais pas quoi faire. je refuse et je n'y crois pas. mais je refuse quand même.
Et si vous dîtes que je suis mimi je hurle.

[je vais très bien hein. déterminée à pas faire de conneries. prête à affronter l'amphi je crois. prête à m'enterrer, à travailler, prête. (je crois)]

samedi 9 septembre 2006

Dé-

Oh, lisélisé
(Sur l'air des Champs Elysée, de Jo Dassin)

Je voltigeais sur l'avenue,
Le bec ouvert à l'inconnu
J'avais envie de dire coin-coin
A n'importe qwack
N'importe qui, et ce fut qwack
Et je t'ai dit n'importenawak
Il suffisait de te quacker
Pour te faire marrer.

Oh, lisélisé, badabadabam
Oh, lisélisé, badabadabam
Au soleil, sous la pluie,
En Bretagne ou à Paris
Il y a tout pour faire marrer
Chez lisélisé

Tu m'as dit "J'ai rendez-vous
Dans un appart' avec des fous
Qui squattent la guitare à la main
Du soir au matin."
Alors je t'ai accompagné
On a squatté, on a ghlandé
Et on n'a même pas pensé
A s'embrasser

Oh, lisélisé, badabadabam
Oh, lisélisé, badabadabam
Au soleil, sous la pluie,
En Bretagne ou à Paris
Il y a tout pour faire marrer
Chez lisélisé

Et au matin, sur le boul'vard,
Entre Saint-Michel et Mouf'tard
Une bande d'amis tout étourdis
Par la la longue nuit
Et de Soufflot à l'Odéon,
Sonnez trompettes, tournez violons
Tous les canards du coin du jour
qwackent l'amour !


Oh, lisélisé, badabadabam
Oh, lisélisé, badabadabam
Au soleil, sous la pluie,
En Bretagne ou à Paris
Il y a tout pour faire marrer
Chez lisélisé

Oh, lisélisé, badabadabam
Oh, lisélisé, badabadabam
Au soleil, sous la pluie,
En Bretagne ou à Paris
Il y a tout pour faire marrer
Chez lisélisé

lsh
décapantégénialissimépoustouflantlsh

Une nuit...

"Vous me manquez les filles."
Quand les portables ne marchent pas...
jeudi 7 septembre, 22:41

samedi 2 septembre 2006

si vite...

C’est un vieux souvenir, mais il y a tant de choses qui changent qu’il semble temps de le ressortir.

Au printemps, le calme du soir, le jour se couche tendrement, le ciel a la douceur de ma couette, peut-être un souffle d’air dans le jardin – s’allonger dans l’herbe, les bras en croix, sentir la terre dans son dos, les brins d’herbe chatouillent mes jambes et mes joues et du sol s’élève une odeur fraîche, vivifiante, imprégnée de la chaleur du soleil, de l’ombre des pierres et du corps chaud du chat assoupi.

La Lune est peut-être levée à droite de la petite maison, le jardin est plongé dans l’ombre du soir, bleutée, mon chêne, le chêne bicentenaire qui a abrité mon enfance, contre lequel je m’asseyais pour lire et qui soutenait mes vélos, là où le chat plantait ses griffes et où je regardais monter les fourmis dans les sillons bizarres de l’écorce, le chêne dont je ramassais les glands pour nourrir les enfants perdus que nous étions, derrière lequel on se cachait quand on jouait avec l’arrosage automatique, le chêne qui a abrité mon enfance allongeait au-dessus de moi ses longues branches, ses minuscules feuilles qui dansaient dans le vent et dans lesquelles la lumière du soleil chantait.

Allongée dans l’herbe, je contemplais le scintillement des feuilles, jaune d’or, vert pomme, vert crème fraîche, vert foncé parfois, dans un ballet de lumières…

Les yeux perdus dans les couleurs, émue par ce spectacle, je songeais doucement que c’était terminé, fini, envolé. On partait, certes, on déménageait, et je me rendais compte à quel point j’étais attaché à cette maison et puis, tout changeait, les Riché allaient à Washington, une ville dont je ne connaissais pas même le nom, Karla filait à Orléans quand je pensais me rapprocher d’elle, mais cela …

Là, à ce moment, j’ai senti que l’enfance me glissait des doigts, restait dans cette grande et belle maison, dans le mur que j’escaladais, le cage d’escalier où on se cachait, dans la petite table et dans le vélo déglingué avec lequel on faisait des cascades, dans le grenier où on jouait à la maman et dans le salon où je dansais le dimanche sur la musique de papa. Mon enfance me glissait des doigts, restait dans le tas de fumier et dans Maman discutant sur les marches en fumant, dans le vert tendre du bambou et dans les feuilles mortes qu’on ramassait à l’automne, en râlant.

Je me rappelle l’odeur de l’herbe, les larmes aux yeux, l’enfance qui dévalait, comprendre que c’était fini, réaliser à demi mot que je ne reviendrai jamais dans la grande maison de fontenays, je me rappelle aussi que je ne voulais pas l’oublier, ce moment.

jeudi 31 août 2006

quaaackland ou donaldville?



...
Quel bande de stupides bachybouzoucks à la sauce antillaise !
Et le pire, c'est que vous m'avez offert tout ça en un an, excepté les deux cannetons verts, à tribord, qui datent du collège (et oui, Charlotte avait tout prévu !)

incommensurablement stupides. hymalayesquement.

(je suis entourée de Moi. Comme si je ne me suffisais pas.)

[...] plouf

Cette été, j'ai écris dans une lettre que plus rien ne m'était essentiel, ni l'écriture ni la lecture, ni la mer ni le soleil, ni rien ... que pour l'année à venir je n'avais besoin que de travailler, de motivation et de tenacité, de mes amis et de ma santé, et que tout le reste n'importait pas.
Ce qui m'a permis de mettre en pseudo msn ensuite "je ne crois plus ce que je crois".

mais voilà que dans un moment de trouble, balancée entre deux facs, c'est vers mes crayons (mon clavier en l'occurence) que je me tourne pour me calmer, pour gribouiller. alors quoi?

Tout ça c'est du nawak, et d'où est-ce que je m'occupe de ce qui m'est important? enfin, je ne sais pas. écrire, mes nouvelles... ça ne compte pas. Et pourtant...

Je ne sais pas. Si vous comprenez comment je fonctionne, dîtes-le moi. Moi je me trouve juste bête. A faire des histoires pour rien. Enfin, comme ça je vous aurais occupés quelques secondes.

(et oui, en plus, je vous demande de me remercier !)

mardi 29 août 2006

dis, tu te rappelles de cette peur physique, c'est les tripes qui parlent?
j'ai mal au ventre.
c'est bête, j'avais réussi à me convaincre que tout irait bien, que ça marcherait, il faut bien ! j'avais réussi à ne plus avoir peur (si, encore un peu, mais c'est normal...), je voyais les jours s'écouler dans la glace embuée des rêves, durs souvent, mais confortables tout de même... enfin, j'y croyais.
Mais à cause d'une stupide manipulation de ces connards de la sadep, qu'est ce qu'il leur a pris de pas nous mettre dans la même fac??? c'est le gouffre... surtout, ne pas y penser, ne pas trop y penser, surtout, croire maman, croire...
et ces sanglots qui hurlaient combien c'était important !
dîtes, les gens, ne me laisser pas inoccupée, venez me voir les gens, je ne veux pas imaginer ce que ce serait d'être seule et perdue au milieu de la fac, avec zola pour seul bagage... et les conseils de faye.
c'est qu'une mauvaise passe n'est ce pas? me laissez pas imaginez...