lundi 26 février 2007

Patatras


Une épaisse carapace d'assurance parce que tout se casse la gueule en dessous, et je ne sais même pas pourquoi. De toute façon je ne sais pas dire ces choses là.
Tout se casse la gueule. Il faudrait juste que j'arrive à ramasser ma P1. Je crois qu'il n'y a que les résultats que j'attende, le reste...
Et si il sont mauvais, il ne restera plus rien. Rien du tout.

Hier il y avait le vent et la mer, hier j'étais tellement petite et insignifinte, j'arrivais même pas à me tenir debout devant la force du vent ! Hier ma pensée contemplait le vent, les tourbillons d'écume, le rire de la mer qui se déchainait et résonnait contre les rochers, j'étais bien, je me sentais minuscule et mes soucis étaient loin au fond de mon crane... voilà. Paris. les nuages sont incendiés par le soleil mais l'immeuble les coupe en deux. Je n'aime pas Paris, surtout quand il est vide.

Je crois que je suis jalouse. J'aimerais habiter en bretagne, mais voilà, Parfois, Paname est remplie à ras bord.

jeudi 15 février 2007

Echappée Belle


Feeling Hard. And lonely.
Happy Holydays.


Echappée Belle.

Pente pavée un peu trop raide, le soupçon de gili au ventre si les freins lachaient, puis rouler dans les vagues et rire, rire - banane - de pouvoir passer dans la Seine et tout le long du quai, sur les pavés, pédaler doucement avec le soleil sur une joue seulement, l'eau, les arbres, la pierre blanche, les gens contre le mur un livre à la main qui ont compris la Vie, pédaler doucement, en réflechissant, et peut-être s'arrêter pour regarder les vaguelettes contre le bord, demi-tour au bout du quai pour mettre l'autre joue au soleil - heureusement, j'en ai que deux - s'allonger sur les racines d'un platane millénaire, peut-être, et partir à la recherche d'une Gauffre au Nutella, un caprice, parce que le mot est joli, parce que Freud et parce que la Gauffre au Nutella est une des meilleures choses au monde.

--

Soupeser pendant dix minutes la possibilité d'écrire l'histoire vraie du bout de marche en pierre où sont posées mes fesses, dire quels couples se sont formés et déformés ici, quelles conversations passionnées, quels exercices de maths insolubles et quelles rêveries gourmandes... La pierre froide garde l'eau de pluie.

dimanche 11 février 2007


Une poignée de rêves

Une noisette
Et un raton-laveur

mercredi 7 février 2007



Pourquoi travailler alors qu'il est tellement agréable de rêver en écoutant la musique?



mardi 30 janvier 2007

Je viens de me jeter dans la mare. plouf. mare dans laquel barbotent déjà la majorité des gens de mon âge, et des gens plus vieux, et des plus jeunes... beaucoup plus jeunes. Oui, moi, cher canard, je n'avais point osé barboter. Trop d'ambitions, d'idéaux, de romans.
J'ai envie d'être sans retenue. De creer un semestre désinhibé et déraisonnable. Tout en continuant à travailler. Je le dis parfois mais je ne le fais pas. Et c'est pas grave, ce qui compte, ce n'est peut-être que l'envie.

lundi 22 janvier 2007

take Advantage




en même temps ça me soule grâve de retourner en cours, de devoir retravailler, tout ça, en même temps, je suis contente d'être à Paris, avec vous, je suis en pleine forme, pis ya quelque chose dans l'ambiance de la fac qui m'a manqué, et qui m'amuse follement, je ne sais pas quoi exactement... cette ambiance, la chaleur des amphis et la gentillesse de certains gens... c'est le meilleur du premier semestre, ce qui me fera aimer la P1, quand j'aurais oublié à quel point j'ai bossé ! Bref, pour l'instant je pète la forme, alors croyez moi, profitez en ! ça durera pas plus d'un mois


et oui, j'ai pris cette photo juste pour vous entendre dire "elle est trop mimi". j'espère qu'elle vous plait...

samedi 20 janvier 2007

Absurde.

QCM :


Ceci est un embryon d’urodèle au stade jeune gastrula, encoche blastoporale.
Ceci une balle de tennis. Dans laquelle est planté un cure-dent. Et gribouillée.
Ceci est absurde.

Littérature :

« Devant lui, elle pouvait laisser tomber son masque de vieille dame et les conventions du grand âge et se manifester librement dans toute l’impertinence et la fraîcheur de ses vingt ans ; le temps ne vous fait pas vieillir, mais vous impose ses déguisements. Lady L. se demandait souvent ce qu’elle ferait si elle devenait vraiment vieille, un jour. Elle n’avait pas le sentiment que cela pût lui arriver, mais on ne savait jamais : la vie avait plus d’un tour dans son sac. »

Lady L., de Romain Gary
La dame en question a quatre-vingt balais. Et c’est à peu près exactement ce que je pense de la vieillesse. Ptet que je suis déjà vieille. Mais n’empêche. La vieillesse. Peur des rides et des poils sur les jambes, de la différence parfois… peurs de société. Moi j’ai peur de la maladie, des gens foncedés, des gens gachés…
Mais il écrit vraiment bien, Romain Gary. Et Lady L. est cynique, ironique à souhait.

Vacances :

Presque finies. Je recommence à calculer à soupeser, à compter le temps, précieux. Je repars plus débutante que jamais. Ereintant, désespérant. Tout à prouver à nouveau.
Les vacances, pas avant trois mois et demi. Les vacances seront en mai, enfin, celle dont je rêve, derrière lesquels il n’y a pas de « second semestre ».

J’ai passé une bonne aprem. Ri toute seule, pour changer. Il y a une fleur orange qui sourit au-dessus de mon ordinateur. Elle aussi a les yeux bleus. Une carte postale à robe multicolore qui m’a fait envie, mais pas d’argent. Je reviendrai. Un petit cheval lève la patte sur mon bureau. Un collier brisé. Un canard en peluche. Un livre de mots, sous mon clavier. Ecoutez les.

Triquetrum oubaïne au canal de l’Ependyme, splanchnopleure la pluie cyanhydrine.

dimanche 31 décembre 2006

Mon Dieu.

Abel et ma tante pensent que je ressemble à ça.





Hogarth, au Louvres

Et ne me dîtes pas qu'il a raison.

dimanche 24 décembre 2006

samedi 23 décembre 2006

Jayamkondacholapuram

Fnac. C'est assez rassurant de penser que cette foule de gens s'empresse de dépenser son argent pour faire plaisir à ses proches, par pure générosité. Même si la petite voix dans ma tête me dit que le plaisir d'offrir est plus savoureux que celui de recevoir. Et moi, avec mon petit DVD pour mon petit moi dans la main, ben... je ne me sentais même pas égoïste.
C'est l'introduction, légère.
J'ai remonté la rue de Rennes, je suis allée me perdre dans les rues derrière la gare. Rues sombres. Le froid qui pince les cuisses, les mains si froides qu'on les sent à peine, le souffle court. Puis l'équilibre. La chaleur qui se répend, très progressivement, du coeur au cou et aux bras, puis aux mains et aux jambes. Le plaisir de pédaler mollement, de tourner à gauche pour un caprice et de faire demi-tour pour un autre. Boulevard Pasteur. Les Invalides. La rue Lecourbe m'a fait rire, il y avait des décorations de Noêl, c'était gai. Je crois que c'est là que la petite voix dans ma tête a repris son discours. A ce moment je l'ai écouté. En pédalant vers les lumières, toutes gaies. Vrai, pourquoi cette semaine s'annonce comme je le redoutais, alors que je me vante d'aimer la solitude, alors que je crève d'envie d'avoir une chambre de bonne,enfin, moi quoi ! De toute façon, mes parents m'emmerdent, mes frères m'agacent. Oui, j'exagère. Pourquoi ça me gêne tant d'être toute seule, là, maintenant?
Il y a, avant que j'ai pu articuler dans ma tête le début du quart du Pourquoi, et vous savez que j'articule vite et mal, un mot qui jaillit dans ma tête et que j'envois aussitôt balader : abandonner. Il faut le dire vite. Il carrillone comme un gros mot, il me fait honte, je sais, et pourtant... abandonner. Ou une variante : pourquoi ils sont partis en Inde sans moi? moi ! Visualisez toutes l'importance de ce mot de trois lettres ! Même si je n'ai que faire de l'Inde et de toutes les choses merveilleuses qu'ils pourront y voir, même si j'aurais râler, parce que c'est trop fatiguant, même si vous m'auriez beaucoup manqués, même si je sais exactement qui va dire quoi quand, ma présence est trop... plutôt, mon absence est complètement inimaginable.
Je ne comprend pas trop. Pourquoi ils m'ont abandonnée, et pourquoi je ... Oh, je pourrais rajouter aussi, que c'est vrai je joue juste dans quelques semaines les 8 vingtimèmes d'une année, parce que je me bats depuis la rentrée pour ne pas mettre "ma vie" à coté de "P2".
Voilà. Encore une fois, je ne me comprends pas. Et je ne les comprends pas, eux, mais là...
Pourquoi l'appartement est vide, et pourquoi je suis donc libre de pleurer et de hurler, de manger de la merde et de regarder la télé, et de ne pas travailler? Il ne reste que deux semaines - je n'y arriverais jamais - plus que deux semaines à tenir ! Mais ça fait plus de deux mois que je tire sur la corde et je commençais justement à trouver que maman pouvait aider, quand elle ne pleurait pas pour une imprimante cassée.
Je ne sais pas. Ce dont j'ai le plus besoin. Des vacances ou ma P1, des parents ou de résistance nerveuse.

Merci d'être là. Beaucoup. Et joyeux Noêl. Jvous envie, d'apprécier Noêl.