mercredi 19 septembre 2007
dimanche 9 septembre 2007
Bénis soient les livres.
De tout coeur, avec beaucoup de ferveur. Bénis soient les livres, et leurs auteurs, mes potes, et leur farandole de personnages, qui m'accompagnent et peuplent mes rêves.
Je ne sais pas bien le dire, mais je le pense.
Bénis sois-tu aussi, mon rayon de soleil, et toi qui explique tout, et toi, même si tu ne comprends rien, et toi, qui montre tellement de confiance...
je m'arrache trop de cheveux / ils me laissent partir, finalement, à portée de wifi, toujours, mais tout de même... /en espérant que je saurais jouer / alala les filles, la communication... je ne nous félicite pas... / si vous saviez comme j'ai hâte, comme j'espère, si c'était cela, que ce serait bien ! / pêle-mêle, je l'ai dis, c'est tout mélangé dans ma tite tête / les livres.. comment peuvent-ils être si vivant, si réels, si touchants, tous ces personnages qu'un coup de crayon a dépeint.. on connait d'eux, quoi, une partie de leurs pensées, paroles et actes, et pourtant ils existent, plus tangibles, plus vivants, plus humains, que mes invisibles voisins.. Ce sont nos pensées, paroles et actes qui nous définissent. Ils existent, si réels dans mon esprit.. / une chambre sous les toits, avec le bruit de la pluie, les soleils couchants, le phare aussi, avec vue sur ciel et terrasse en rêve.. avec ma solitude et ma musique, assez petite pour que je puisse la chauffer entièrement... une chambre chez moi, sans que je n'en renie rien / je vous inviterais ;)
eh, toi, remarque que c'est un post pour te plaire, ya pas écris peur panique dedans.
vendredi 31 août 2007
bulletin de santé
kératinite : lésion de la cornée, fluo positive (i.e. visible par l'ophtalmologiste quand il m'a mis dans l'oeil une goutte qui rend la vie jaune) ; traitement : gouttes dans les yeux, arrêt du port des lentilles pendant huit jours, changement de lentilles éventuellement ; cause : allergie ou port des lentilles.
cornée : tissus conjonctif fibreux bi-polaire, fibres de collagènes extrèmement organisées, toutes celles d'un même plan sont parallèles entre elles et perpendiculaires aux fibres des plans sous-jacent et sub-jacent, cette extrème organisation permet de la passage de la lumière sans la déformée. absence de vaisseaux sanguins et de cellules. bordée sur la face antérieure et la face postérieure d'un épîthélium de revêtement.
Je ne suis pas en forme, et ça n'est rien pour arrangé les choses. Je ne peux plus porter mes lentilles... Lise sans lentille... Je n'aurais pas de nouvelles lunettes avant une semaine, d'ici là, c'est le noir, le flou...
la peur panique
mardi 28 août 2007
Challenge
[Je ne sais pas exactement ce qu'il y a sur ce blog, si ce sont les moments de trouble, ou de reflexion, ou les questions lancées en l'air en espérant que quelqu'un les ramasse - une manière de mettre les choses au clair dans ma tête, quand je suis dans le brouillard?]
L'année prochaine - grande inconnue - mes pensées s'agitent autour d'elle depuis quelques semaines, comme des abeilles... Mais chacun ses problèmes n'est ce pas? C'est comme ça que je raisonnais : un seul objectif, j'ai besoin de ça ça et ça pour y arriver, le reste, on s'en fout. Bien sur, cela n'a pas marché comme ça..
Moi j'ai un problème : j'aurais 15heures de cours par semaine, et des vacances toutes les 6semaines, ce qui me semble extraordinaire. Alors je vais faire quoi, des 45heures restantes, qui se trouvent normalement employées... je crois que je vais reprendre le cheval, finalement, en plus de tout.
Voilà, j'ai un problème, c'est L'Ennui.
L’Ennui.. Peur de finir comme elle, comme lui, peur – déjà – de la retraite, peur que le métier de médecin ne me plaise pas, peur de m’ennuyer.
Does this idea ever come to your mind : that your cat, this beloved warming teddy bear that has done you less harm than any other people you know, my Mina, your Toots, were unhappy because of you? bored in that big appartement of yours that can’t replace a garden?
L’Ennui. Je ne me suis jamais demandé quel était exactement sa puissance destructrice, ou si elle concernait d’autres gens que mon petit moi – my mum fully answered those questions – je m’ennuyais tant, quand j’étais petite… une fois que j’avais lue mes 50pages quotidiennes, je m’ennuyais tellement… j’ai même écris un poème dessus, sur l’ennui qui rampe au dessus des murs… si je le retrouve…
too bad, pas de dates… mais j’étais encore à Fontenay, donc… et… sté en 6e ou avant, mais pas longtemps avant je pense. et dire que je me trouvais si grande, en ce temps là.. et finalement, je me retrouve à nouveau en face de Mr. l’Ennuis, et pas plus avancée qu’avant.
lundi 16 juillet 2007
The Bubble
De l'eau sur le feu. Elle fait des bulles, elle bout. De l'eau froide, qui s'agite, incandescente. Froide.
Dans la poitrine, là, j'en tremblais, de l'eau incandescante, bouillante et froide, un sentiment pur, liquide, aucun mot dans la tête, rien, du vide, cela sonne creux. De la colère pure, liquide. Appliquée à rien, sans objet, sans raison, juste de la colère. Je ne n'en veux à personne, et il n'y a rien à faire, pas de mots, pas de raisonnements. Juste de la colère, incandescante, brulante. Les poings serrés. J'en tremblais. Et les yeux qui se ferment tellement fort que des larmes en coulent, découlinent, sans aucun interêt. Je m'en fous. Je me fous de tout. Les larmes, en désordre, essuyées d'un geste rageur avant qu'elles n'atteignent la bouche - c'est salé, je n'en veux pas. Colère liquide, de l'eau qui bout dans ma poitrine, des bulles, les ongles enfoncés dans les poings, je tremble - colère.
Personne ne m'a jamais vu en colère, pas même moi. Si j'avais su où la diriger ma colère...
En vrai, elle se serait effondrée, brisée comme une vague sur une digue, explosée. Et puis je suis sortie du cinéma, il a bien fallut s'arrêter de pleurer, arrêter de concentrer, focaliser cette colère, ils n'auraient pas compris. Et machinalement, par les rues bizzarement fraîches, reprendre un chemin, toujours brûlante, tremblante de colère. Esseulée.
Et puis, juste enervée. Mais la colère est toujours là, elle peut ressurgir à tout moment,il suffit de penser aux images. Je ne veux même pas savoir ce que c'est, que cette colère.
Une robe fraîche comme de l'eau sur mes paupières, comme le bruit d'un ruisseau.
Les maisons sont vieilles, délabrées, il paraît. Mais la ville est belle, très belle, avec ses maisons jaunes et le ciel bleu, écrasée de chaleur et pourtant pleine de l'entousiasme des festivaliers. Elle est très belle, je vous dis.
Avec la chaleur, la torpeur, c'est impossible de ne pas s'endormir.


