samedi 17 juin 2006

)

C'est fini, fermons la parenthèse.
Il y a tout ce que j'ai appris cette année, tout ce que j'oublierai, tout ce qui m'a intéreseée mais qui ne me servira plus à rien, tout ce qui ne m'intéresse pas et que je ne peux pas oublier... De tout les sujets que j'ai abordés depuis que je suis rentrée à l'école, il n'y en a qu'un que j'abandonne définitivement à son triste sort. Je viens faire mes adieux à l'espagnol.
Mais je garde ça,

CANCIÓN DE JINETE

Córdoba.
Lejana y sola.

Jaca negra, luna grande,
y aceitunas en mi alforja.
Aunque sepa los caminos
yo nunca llegaré a Córdoba.

Por el llano, por el viento,
jaca negra, luna roja.
La muerte me está mirando
desde las torres de Córdoba.

¡Ay qué camino tan largo!
¡Ay mi jaca valerosa!
¡Ay que la muerte me espera,
antes de llegar a Córdoba!

Córdoba.
Lejana y sola.

Federico García Lorca



ça
et ça.

vendredi 9 juin 2006

Thelma and Louise

And yes, me too, mais bon que voulez vous, les grands esprits se rencontrent, alors pourquoi pas les petits?

some funny feeling... ish, qu'elles sont belles ! je n'ai qu'une envie : partir, m'enfuir, après tout, les routes de France sont belles aussi, partir, sans se soucier de rien, j'ai 1000francs sur mon compte en banque, ensuite... envie de filer, de m'amuser, de plus avoir de limite, vous connaissez ce jeu débile, le mille bornes ? c'est à qui stoppera le mieux l'autre, et je vois pas pourquoi je pourrais pas m'amuser (et c'est là que tu te sens coincée, complètement coincée. aussi, il fallait faire autrement ! ) oui, partir, mais avec qui? dis, les filles, vous venez avec moi? non, pas pour jouer aux enfants sages en bretagne, mais partir, vraiment, lulu au volant, s'en aller ! on descend jusqu'à Marseille, on récupère la tite chose et un beau bateau, oui, même un first, avec des panneaux solaires et une bibliothèque, et on s'en va ! j'aimerais passer en Corse, un coup d'oeil à Venise, quelques jours dans les îles Croates, elles étaient si belles ! et aussi un coucou à Alaya, j'aime les pistaches... elle guetterait de son pistachier, se balancerait au dessus de l'eau... venez, on va se jouer de la vitesse et du vent, galoper sans fin, à toute allure dans le sable, et pis se baigner dans la mer, venez, on va rire, rire à en perdre le souffle, rire de bonheur, rire comme si je me balançais dans un hamac multicolore, rire parce que le goûtdurisque me fait des guili dans le ventre... rire parce que merde, pourquoi pas? rire parce que nous sommes dans notre vie, dans notre ville, les Dieux.

Rire.
Voilà.
Postée sur ma fenêtre.
Là, pour un moment, mon futur est bien plus riant que mon présent, et dans une tite semaine, ce sera vraiment bien, et cela vite englouti, évanoui, et il n'y aura ensuite plus que l'année prochaine, et moi j'ai peur, peur, peur.
Partez avec moi !
Pourquoi on se fait chier, ça sert à quoi tout ça?? vnez, on s'en va, à quoi bon le bac, quand on en aura enfin fini avec le merdier, les études, le boulot, on aura 75ans, et mal aux jambes... et vraiment vraiment, quand je vois mes grand-mères, ça ne donne pas du tout du tout envie.
Je dois être fatiguée, oui, probablement. Un peu folle aussi, c'est toujours ce que je me dis, mais ce n'est pas très réconfortant. Ou alors un peu trop d'émotion, de bazard, un peu trop depuis... depuis une bonne semaine. et encore une bonne semaine. Jveux bien finir sur les genous, mais je veux finir.
Je veux finir. Ou ne pas commencer.
Aller à la gare, et prendre le premier train en partance. Prendre un vélo, et partir en France, visiter. Juste marcher dans les villes, achetez des fleurs, du pain et du jambon, se promener, regarder les gens, demander au clodo de saint sulpice qui il est, et pis oser taper la discute à ces deux éboueurs qui mangeaient une glace en plein soleil et... allez demander à tous les gens qui sont heureux de me passer un tit bout de bonheur. Ya surement là de quoi écrire un beau livre. Il faut juste oser. Savoir oser. Mais à force, j'apprendrais. Promis, juré. Et pis un jour, je visiterais les villes de France, au soleil, les bourgades, je...
Voilà. Tout un monde de rêve. Jpourrais continuer longtemps comme ça tu sais?
Mais je le ferais. Il s'agit juste d'organiser, de ne pas avoir la flemme. D'apprendre à conduire.
D'apprendre à vivre.
Il s'agit juste d'apprendre à vivre.

mardi 6 juin 2006

bwahaaac

Certains, certaines disent que je suis stressée, un peu tendue ce soir, mais quoi, j'y peux rien, c'est le bac qui arrive, et bien qu'il rime avec quack, ben quack rime pas du tout avec bac !
donc, bac dac

d'aillleurs, ça veut dire quoi, baccalaureat? c'est un mot bizarre... pis bac, on nous en parle depuis le CP, du bac, ms c'est pas si dur que ça de mélanger les lettres de l'alphabet... abc, cba, cab... c'est jamais qu'une permutation de n = 3 lettres.. mais on va permuter où exactement? dans le noble cercle des gens qui peuvent dire passe-le-bac-d'abord? ou dans l'adultanat? ou dans rien du tout, parce que ce bac à la con, dont on nous rebâche depuis tant d'années, il est tellement simple... (et c'est bien pour ça qu'il faut pas se planter... (se planter en terre, rester en bac à fleur... quel horreur !))

bac. j'en parlais hier à mes très jeunes cousins, pour qu'eux aussi en entende parler depuis une éternité quand à leur tour ils le passeront, bac, stupide examen avec 80% de réussite... si tous les candidats rendaient copie blanche, ils bidouilleraient le coeff de la note de sport pour que 80% des candidats... alors voilà, comme c'est au final le sport le plus important, je suis moi aussi dans le marathon, une année en une semaine... on dirait un slogan publicitaire. marrant, je ne trouve pas, mais bon, c'est un expérience comme un autre, ma toute première semaine d'examen...

mais, là ou je me suis fait avoir quand même, c'est que j'avais prévu 2 années de glandes en plus, deux années de délicieuses ignorances... et nan ! pas. Mais je maintiens, je suis trop jeune pour passer le bac, ils devraient nous préserver plus longtemps, nous autres pauvres coeurs sensibles, avec une limite d'âge, comme pour le service militaire...
mais j'aurais ptet une glorieuse médaille... avec une belle mention TB, Trucidée Bravement...

samedi 27 mai 2006

vendredi soir...

Sommeil. trop longues heures d’éveil, trop longues heures l’esprit vide et creux. Rien ne passe. Rien de nouveau, rien qui ne vienne de moi. Un peu, le bruit des autres, parfois, me traverse… un long beep, assourdissant. et vide.

Peu à peu. Sur la fin, quand le dernier souffle est parti et la dernière parole prononcée, et le rideau roulé, il n’y a plus rien. ma pensée s’appuyait de son poids sur le théâtre, elle le suivait, le jugeait parfois. Le film est fini. ma pensée comme un vieillard sans bâton s’écroule. Cherche un nouveau guide.

[Je n’ai pas écrit depuis longtemps !]

Reprendre le chant des mots, leur sûreté, leur absolu, un moment dans le silence dans le trouble retrouver l’assurance. Savoir Exprimer ce que l’on ressent.

Pensée chahutée, écrasée au sol. Elle s’est élevée. Envolée, partie. [laver la fatigue de mon visage comme on en enlève la poussière !] La pensée envolée, impossible de la retenir au sol, l’effort est trop grand, la fatigue est trop intense. La pensée envolée parce qu’elle ne pouvait rien faire d’autre. Réfugiée dans les yeux. Grands ouverts, ébahis, comme le filtre d’un appareil photo, ils impressionnent. [on se rend compte après qu’ils se ferment avec soulagement] Le rouge et le vert dans le gris de la Ville. La Ville, dans le film. Les couleurs, fortes, vives, brûlantes, s’impriment dans la rétine comme la lumière sur du nitrate d’argent [physique]. Elles créent et dessinent mille harmonies et toutes les banalités de la vie quotidienne se muent en œuvre d’art. Comme si on choisissait si bien les mots d’un long texte ennuyeux qu’ils constituent des vers. Nos vers, les Siens, mais l’impression merveilleuse : c’est beau. Et le réconfort.

L’univers matériel glisse autour de nous et on dérive maladroitement dedans comme un enfant cherche son équilibre.

Dans les pensés, le calme, réconfort – savoir qu’au pas suivant, une autre œuvre d’art – cadrage merveilleux des yeux – nous ouvrira ses portes et son univers, savoir que la fleur suivante nous accueillera, et dans le long voyage, quelques pas à peine, nul besoin de se reposer dans la réalité, dans le monde froid, matériel et laid…

Et la lumière, les couleurs trop brillantes - une simple lampe m’aveugle et brûle comme si c’était le soleil – comme une gigantesque photo sur les murs de la Ville – et au milieu des rectangles brillants, souvenirs vernis sur la table du salon, deux fleurs violettes, fines, délicates et tremblantes, deux fleurs qui sitôt éveillées disent qu’elles vont faner ; connaissez-vous, parisien, la beauté, la délicatesse de deux lampadaires sur le point de s’allumer, deux lampadaires violets et délicats comme les pétales de la beauté qui doucement apparaissent sous mon regard fatigué, et se découpent tranquillement sur la ville.

Elle est grise, vois-tu, mais pas de la même manière que d’habitude, mille gris colorés, superbes. Et ces deux lampadaires mauves, pétales diaphanes délicatement posés.

warrior !


me suis amusée...
(oui, c'est pas très esthétique, mais c'est un foutoire sympatoch, pis c'est un beau projet !)

dessin de tsum, textes de tsum, ish, jodelle, labé...

lundi 15 mai 2006

Mercish !


A califourchon sur le toit rose et bleu de la fac de médecine - rose du coté du soleil levant, vivant, bleu dans la nuit fuyante - le regard clair d'un enfant dominait la ville, et la lumière de ses yeux dansait légèrement, sur le fait du toit à quelque pas devant

Dans le clair matin, l'air claquant, glacial, avait dégagé le ciel de ses nuages et il rapportait de Russie le vent des plaines et un soleil gercé

Sur le fait du toit quelques moineaux transis enfouissaient leurs têtes plus profond dans les plumes et même les pigeons se tenaient en respect à quelques toits de là

A la fac de médecine une foule d'étudiants effrénés venait passer l'oral et chacun dans leur monde oubliait de répondre au sourire du soleil

Sur le fait du toit, les rêves de la cité valsaient riaient jouaient, les rêves dégringolaient sur la foule effarée.

vendredi 12 mai 2006


A la folle poursuite des mots, dans un univers rocambolesque...
Regarde, c'est un vrai univers : il a une raison d'être, un sens, il a une unité.

Unité. Dans son délire, dans sa danse folle avec l'imagination, sous les projecteurs de rêves, Prévert a créé un univers, , irrationel et délirant, incompréhensible et poétique, un univers dans lequel lui et sa poësie sont seuls maîtres...
J'aurais aimé pouvoir me glisser un seul jour dans la tête de Prévert - oui, je sais, le pouvoir de l'écrivain. Mais il y a des choses qu'on n'a pas envie d'inventer.

Il a créé un monde dans lequel il peut s'affoler tant qu'il veut, délirer et s'envoler sans pour autant quitter sa réalité. Délirer, et nous emporter sur ces ailes dans son monde merveilleux, loin de la physique et du bac, loin de moi... dans son délire.

[insouciance et précision... ou la perfection insoupçonnée. On va dire qu'il reste du travail !]

mardi 9 mai 2006

aha

En cette veille d'oral de latin, alors que nos chères petites têtes blondes se bourrent le crâne avec les Dindons, Bucoliques et autres gervitis ; alors que je trébuche dans les touches immenses du répondeur sociétal ; quand, de ma flaque d'eau, je sens la chaleur des flammes latines ; dès lors que le cahier de maths repoussé, les pensées négligées, et la fatigue, l'inutilité mardienne m'assaillent ...

Dans l'oasis aux milles couleurs, une portée ondulée et le vide des mots, oh, l'univers est désert, dessert, sur les îles flottantes, supernova attaquées par la cuillère et caramel lumineux (on ne vous a jamais parlé de la nature corpusculo-ondulatoire du caramel??), donc échappant au vide de la crème anglaise, le petit prince sur son ilot de blanc d'oeuf contemple avec amertume le confetti rouge qu'il cultive en vain...
Et le petit penicilline s'en va tristement apprivoiser le lactoserum : dis, dessine moi un granulocyte s'il vous plaît...

lundi 8 mai 2006

Alors voilà, donc, je voulais vous dire...

Je voulais parler, je voudrais rire, pis quand même, c'est marrant, alors voilà, sur un coup de tête, un blog... golb, j'ai avalé ma balle de golf.
Ben bonne lecture ! (oui, je sais, là ya rien à lire, mais ça va venir, ya pas de souci !!)